Stress et activité physique – Résultats d’une étude.
Les résultats vérifient la validité des stresseurs externes classiques, événement de vie, charge de travail, latitude de décision (confirmant le modèle du stress professionnel de Karasek), et des stresseurs internes (neuroticisme, faible coping et pattern A et locus de contrôle externe). Ayant pris en compte ces facteurs, l'étude démontre un effet protecteur ( odds-ratio de 0,74) de l'activité physique régulière vis-à-vis du stress professionnel. Cet effet est du même ordre que celui obtenu par la pratique régulière d'une activité de loisir quelle qu'elle soit. Le fait de pratiquer plus de 3 heures par semaine n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport à une pratique d'1 heure par semaine. Il n'existe pas de relation dose - effet pratique d'activité physique - réduction du niveau de stress, ce qui pourrait exclure a priori un mécanisme purement physiologique. Il faudrait donc voir dans ces résultats un mécanisme psychologique donnant toute son importance à la capacité à prendre du recul vis-à-vis de ses problèmes, à savoir garder du temps pour soi, pour son plaisir, à savoir nouer et maintenir des relations sociales élargies en dehors du cadre de travail.
Conclusions
Il apparaît possible de prescrire une activité physique pour réduire le niveau de stress. Elle devra être d'intensité modérée et pratiquée régulièrement une heure à trois heures par semaine. Il s'agit là d'une mesure préventive simple, non coûteuse et applicable à tous. L'observance sera d'autant plus grande qu'on aura laissé à chacun le temps et le choix d'une activité plaisante, ludique, et si possible réalisée entre amis, ce qui en favorisera la pérennisation.
Mots-clés : Travail , stress , activité physique