Pour
faire court La
Posturologie .
Un peu de physiologie Dès
la naissance, l'homme s'organise en luttant contre un phénomène
physique incontournable la pesanteur symbolisée par un vecteur vertical
la gravité. Dès lors que l'enfant comme un symbole en devenir est
parvenu à se mettre debout , c'est à partir de cette référence
verticale gravitaire qu'il assurera sa stabilité et organisera son orientation
dans l'espace. Dans le même temps où l'enfant capte les informations
sensorielles provenant des yeux , des muscles, de la peau , des pieds et de l'oreille
interne , son cerveau élabore une certaine représentation mentale
du corps ( schéma corporel), une construction mentale de l'espace et produit
une véritable connaissance des rapports entre son espace corporel et l'environnement.
L'ensemble de ces données se confrontent et se réactualisent en
temps réel en fonction des tâches à accomplir et du contexte
spatio-temporel. C'est la cohérence entre les différentes informations
provenant des organes sensoriels ( yeux, muscles, peau, oreille interne) comparées
aux représentations mentales qui assure la stabilité de l'équilibre
corporel et de l'environnement spatial. Toutes les opérations motrices
d'ajustements posturaux nécessaires à l'action ou aux changements
de posture sont pour l'essentiel non conscientes car automatisées selon
des schémas moteurs préprogrammés. Le cerveau ainsi débarrassé
des contingences corporelles peut alors se consacrer aux tâches cognitives
les plus élaborées. Le système
qui gère l'essentiel de ces activités posturo-cinétiques
est appelé système postural. Si ce système
est atteint dans de fréquentes pathologies neurologiques ou dans les affections
qui touchent les organes sensoriels, ce sont les disciplines médicales
dont relèvent ces pathologies qui les prennent en charge. Mais le système
postural peut présenter des atteintes fonctionnelles lorsque les informations
sensorielles sont discordantes. La cohérence de l'ensemble n'est plus assurée
et les troubles apparaîtront ( mal de mer, mal des transports, douleurs,
instabilité ... ) et le cerveau fera alors appel à la dimension
cognitive pour trouver une stratégie de compensation . La
Posturologie est la discipline médicale qui étudie les troubles
fonctionnels du système postural Un
peu d'histoire : La posturologie est née dans les années
1955 des travaux de Jean Bernard BARON, puis des travaux de Nashner, poursuivis
sur le plan clinique par ceux de Fukuda, Gagey et Martins DA Cunha pour ne citer
que ceux-la. Depuis 1992 les praticiens disposent d'outils d'évaluation
des performances du système postural,avec des plateformes de posturographie,
et de podomètrie, mais déjà en 1985 l'Association Française
de Posturologie avait établi des normes stabilomètriques de l'homme
debout.Il est alors possible de savoir objectivement si l'équilibre de
tel patient est normal ou non. Un examen clinique postural rigoureux doit
toujours compléter ces informations chiffrées pour assurer le diagnostic
d'atteinte fonctionnelle du système postural Quand
penser à un trouble fonctionnel du système postural?
Des informations sensorielles erronées provenant des yeux, des dents, des
pieds, des muscles de la colonne vertébrale sont les causes les plus fréquentes
d'atteinte du système postural et retentiront sur les différentes
fonctions assumées par le système. 1 - Le système postural
contrôle notre équilibre durant nos actes moteurs : en cas de dysfonction
le patient peut présenter des pseudo-vertiges, de l'instabilité,
l'impression de dévier dans sa marche. 2 - Le système postural
gère la posture debout : en cas de dysfonction le patient présentera
un déséquilibre statique avec son cortège de douleurs musculo-articulaires
mécaniques étagées sur l'axe corporel, des céphalées,
de la fatigue.La caractéristique de ces douleurs est leur récurrence.
3 - Le système postural participe à notre représentation
et orientation de l'espace : les troubles seront alors de l'agoraphobie, des troubles
de l'orientation, de la maladresse et des symptômes plus cognitifs pouvant
relever de la dyslexie, dyscalculie ou dysorthographie. A ce tableau clinique
s'ajoute l'évaluation chiffrée des performances du système
sur la plate forme de stabilomètrie clinique dont certains paramètres
seront anormaux. Qui s'occupe du
patient "postural"? La profession de posturologue n'existe
pas en terme de profession réglementée. Le praticien posturologue
est spécialiste dans une autre activité médicale ou paramédicale
: ophtalmologue, podologue,O.R.L., kinésithérapeute, ostéopathe,
neurologue, orthoptiste,, rhumatologue, médecin généraliste.
La Posturologie n'est pas une discipline thérapeutique au sens strict,
dans le sens où elle n'a pas developpéde technologie thérapeutique
particulière, mais à obligér les autres disciplines médicales
à affiner leur pratique pour le patient postural.
Comment
traiter un patient "postural"?
La prise en charge du
patient postural est le plus souvent pluridisciplinaire et le posturologue à
qui s'adresse le patient postural va prendre en charge celui-ci si les troubles
qu'il présente sont de sa compétence de spécialiste et il
dirigera le patient à un ou d'autres spécialistes pour compléter
la stratégie thérapeutique dans les autres cas. Classiquement
le traitement du patient postural nécessite une harmonisation du système
musculo-articulaire(ostéopathe , kinésithérapeute), souvent
la confection d'une orthèse plantaire(podologue), de rééducation
orthoptique (orthoptiste) ou le port de prisme optiques (ophtalmologue), parfois
de l'intervention d'un occlusodontiste (dentiste spécialisé en occlusodontie),
ou de rééducation vestibulaire ( kinésithérapeute
), et se compléte par des conseils ergonomiques sur les postures idéales
tant au travail qu'à domicile. La durée du traitement postural
parfois appelé reprogrammation posturale est très variable: très
rapide pour des dysfonctions sensorielles mineures ( verres correcteurs mal centrés,
mauvaise occlusion après soins dentaires), de quelques mois pour des dysfonctions
chroniques et minimum 1an à 2 ans en cas de dyslexie. .......................................................................................................................................................... Pour
faire long - cours POSTUROLOGIE
La Posturologie est une discipline médicale
qui analyse et développe le concept de Système Postural d'Aplomb
( anciennement nommé système Postural Fin) système automatique
qui régule l'équilibre orthostatique.
La posturologie est une méthode d'évaluation clinique des troubles
fonctionnls de défaut d'intégration sensoriel dans le controle postural.
Elle peut orienter vers des choix thérapeutiques pluridisciplinaires. Le
système postural d'aplomb est un sous système des régulations
centrales et periphériques des activités posturo-cinétiques
qui entrent dans le cadre général du controle moteur : régulation
du tonus musculaire pour les activités posturales et ensemble des systèmes
de contrôle moteur pour l'équilibre et la coordination du geste du
mouvement. Le système postural d'aplomb fonctionne comme un système
chaotique. C'est une approche transdisciplinaire qui concerne
les médecins généralistes, les rhumatologues, les neurologues,
les ostéopathes, les dentistes, les ophtalmo, les kinésithérapeutes,
les podologues, les o.r.l, les orthoptistes, les opticiens et les optométristes.
Définitions concernant la posture et la Posturologie: "
La Posture est l'élaboration et le maintien actif de la configuration des
différents segments mobiles du corps dans l'espace, elle exprime la manière
dont l'organisme affronte les stimulations du monde extérieur et se prépare
à y réagir " Référence site APE "
L'objectif de la Posturologie est la correction du système sensoriel
dans son ensemble. Les anomalies de ce système désinforment
notre système nerveux central qui, dès lors, commande mal le
système musculaire effecteur. Le dysfonctionnement de ce dernier déstabilise
la posture, déséquilibre le mouvement, fragilise le système
articulaire et génère des polyalgies. " Georges WILLEM. La
posture debout est la posture de référence qui permet le choix de
référentiels pertinents pour nous situer dasn l'espace et nous orienter
pour l'action Définition du Système
Postural d'aplomb: Le Système Postural d'aplomb
à partir des informations neuro-sensorielles fournies par les oreilles
internes (canaux semi-circulaires et appareils otolithiques), les yeux
(rétines périphériques et ,oculomotricité), les
soles plantaires (barorécepteurs) et les chaînes musculaires
et articulaires du rachis et des membres inférieurs (système
proprioceptif) élabore la notion de verticalité, dépiste
nos oscillations posturales et stabilise notre référence corporelle
dans son environnement en fonction du contexte et de la tâche à accomplir,
c'est la régulation du tonus musculaire de posture. Le traitement
de ces informations neuro-sensorielles et l'élaboration de la régulation
du tonus musculaire de posture sont des activités automatiques sous-corticales
mais qui impliquent des contrôles supra-spinaux. De nombreuses voies et
relais participent de façon complexe à cette régulation avec
très schématiquement au premier plan les noyaux gris du tronc cérébral
(noyaux vestibulaires en particulier), la réticulé bulbaire et le
cervelet. Définition APE. .Examen clinique et posturographique
Pour l'exploration des troubles d'origine fonctionnelle du Système Postural
d'Aplomb toute référence anatomo-clinique doit être abandonnée
au profit d'une approche "systémique" (modification d'une entrée
et mesure des sorties du système) afin de mettre en évidence les
réponses motrices ( post-effets) à une information neuro-sensorielle.
Les cliniciens posturologues disposent actuellement d'une plateforme de posturographie
norna1isée (enregistrement de la projection du centre de gravité
à l'intérieur du polygone de sustentation) et d'un ensemble
de tests cliniques aux méthodologies rigoureuses (un message neuro-sensoriel
ne prend un sens que dans son contexte) qui ont été mis au point
par l'Associàtion Française de Posturologie. Indications
de la Posturologie. Toute organicité éliminée,
les domaines médicaux d'application sont nombreux et pluridisciplinaires:
sensations d'instabilité, déséquilibre des personnes âgées,
cervicalgies, lombalgies, algies diverses d'origine statique, séquelles
de traumatisme crânien , de "coup du lapin" ,rachialgies,
céphalées...), absence de compensation d'une névrite vestibulaire,
dyslexie, dyslatéralisation. Il existe encore un domaine particulier
d'application qui concerne l'entrée visuelle du Système Postural
d'Aplomb avec des perspectives très intéressantes sur l'équilibre
oculomoteur, les adaptations aux verres correcteurs progressifs et la strabologie
(en complément des traitements habituels). L'approche thérapeutique
de la Posturologie est déterminante dans les troubles cognitifs comme la
DYSLEXIE, la dyscalculie, la dysorthographie. Mode
de fonctionnement du Système postural d'aplomb Schématiquement
, le système postural chez tous les êtres vivants comprend un système
informatif sensoriel qui est l'entrée du système, un système
central d'analyse et d'intégration et de controle postural et un système
effecteur musculaire de sortie. Chez l'homme, l'objectif est de maintenir
le centre de gravité dans les limites du polygone de sustentation afin
de maintenir un équilibre toujours précaire; Le système
informatif s'organise avec les capteurs sensoriels que sont l'oeil, le vestibule
et les baro-récepteurs de la voûte plantaire, auxquels il faut ajouter
la proprioception support du sens musculaire ou du mouvement . Le système
central : il comprend les voies ascendantes de la sensibilité, les
centres intégrateurs de ces informations, les zones corticales de mémorisations
des schémas moteurs et posturaux, les voies descendantes de commandes extra
pyramidales et pyramidales vers les muscles toniques posturaux et les muscles
phasiques.La finalité du controle central de la posture est d'assurer l'équilibre
( réflexes posturaux , contrôle des oscillations : plus les oscillations
augmentent plus le sentiment d'instabilité s'installe), de procurer une
base plus ou moins stabilisée à l'action, et élaborer des
réprésenattions spatiales pour nous situer dans notre environnement. Le
système effecteur musculaire : les muscles à composante tonique
nécessaires au maintien de la position debout, ou de toute autre attitude
posturale.Le contrôle cortical du tonus assure l'ajustement permanent de
celui ci à partir des réafférences sensorielles des oscillations
et sur les informations du programme moteur d'ajustement tel qu'il vient d'être
établi par le cortex ou copie d'éfférence. Ainsi lors de
mouvements appris les réafférences sensorielles ne sont plus utilisées
pour controler le mouvement et les informations de la copie d'éfférence
suffiraient au feed back. Le cervelet serait le siège de ces automatismes
de copie d'éfférence, d'ou la nécessité de réapprendre
certaines coordinations gestuelles inadaptées. Le système
d'information sensorielle comprend des capteurs extéroceptifs qui nous
situent dans notre environnement et un système proprioceptif qui structure
notre schéma postural et corporel. Chaque information d'une entrée
sensorielle est ambiguë prise isolément et a besoin des autres sens
pour que l'information soit pertinente; Le capteur oculaire par l'intermédiaire
de la rétine est un capteur extéroceptif qui localise les objets
extérieurs par la fovéa et par la rétine périphérique
permet la localisation spatiale. Mais pour que les informations visuelles soient
indexées spatialement, le traitement conjoint des informations proprioceptives
issues des différents segments corporels est nécessaire. Le
capteur vestibulaire par l'intermédiaire du système otolithique
qui se comporte comme un inclinomètre et nous renseigne sur la gravité
et les canaux semi circulaires disposés dans les trois plans de l'espace
nous renseignent sur la position de la tête dans l'espace; Le capteur vestibulaire
est un capteur inertiel. Le capteur plantaire par l'intermédiaire
des baro-récepteurs de la voûte plantaire localise le centre de pression
sur le sol. Le derme plantaire possède des mécano-récepteurs
d'adaptation rapide sensibles aux variations de pression, aux mouvements de la
peau et des mécano-récepteurs d'adaptation lente. La peau est
le support de la sensibilité cognitive des formes ( la paume de mains ),
des pressions ( la région fessière ) , de position et du mouvement
(la peau des plis articulaires ), et participe aussi au contrôle de l'équilibre.
Sans information d'au moins un de ces capteurs primaires le sujet ne peut tenir
debout. Le capteur proprioceptif est nécessaire
pour que les capteurs primaires connaissent leur position respective dans l'espace.Il
s'organise à partir des informations proprioceptives provenant des muscles
oculaires externes, des muscles du rachis (colonne cervicale et lombaire surtout),
des muscles des membres inférieurs (pied, jambe surtout), des muscles de
l'appareil manducateur ( l'équilibre de la mandibule dépend de la
position de la tête, de la tonicité des muscles masticateurs influencée
par l'occlusion dentaire) de l'hémicorps droit et gauche; Ces informations
seront intégrées et connectées au niveau du système
nerveux central dans les noyaux vestibulaires( centre intégrateur et équilibrateur
du système) et le cervelet(contrôle modérateur des noyaux
vestibulaires) et adresseront en retour les réponses motrices adaptées
à ces mêmes récepteurs afin de maintenir le centre de gravité
du corps le plus près possible de sa position idéale. Le capteur
proprioceptif permet aux capteurs extéroceptifs de l'espace corporel de
se situer entre eux et de fonder notre schéma corporel et postural.
La sensibilité proprioceptive est issue des capteurs du tissu conjonctif,
des fascias et du périoste, des récepteurs articulaires et des capteurs
musculaires. Les plus importants sont les capteurs musculaires : les organes
tendineux de Golgi et les fuseaux neuro-musculaires. Les organes tendineux
de Golgi sont des capteurs de force liés à la contraction musculaire
et agiraient comme fusibles. Les fuseaux neuro-musculaires renseignent sur
la longueur du muscle et le mouvement. Les voies proprioceptives spécifiques
naissent essentiellement des récepteurs des muscles cervicaux, (elles font
relais dans les noyaux vestibulaires et la réticulée), et des muscles
des jambes. Elles restent en permanence sous contrôle cérébelleux. Les
entrées proprioceptives cervicale et oculaire ont un rôle important
dans le contrôle postural et le mouvement dirigé humain. Elles
participent à la fonction d'orientation et d'équilibration du corps
et à la localisation visuospatiale en terme cognitif Lors des mouvements
oculaires et de la colonne cervicale, les muscles oculaires externes renseignent
sur la position de l'il dans l'orbite et les muscles cervicaux de la position
de la tête sur la colonne cervicale par rapport au corps Ces signaux
sont spécifiés pour connaître la direction du regard et faire
des actions pertinentes en fonction de la cible La proprioception oculaire
vise à réorienter la tête dans une référence
orthogonale (placement des canaux semi circulaires) La proprioception oculaire
et cervicale vise à réorienter le patient par rapport à lui-même
et à l'espace. Je regarde ou je vais. La proprioception des muscles
de la cheville est spécialisée dans la régulation posturale
La régulation vise à rattraper le déséquilibre .Sauf
chez certains patients où les muscles latéraux peuvent avoir une
réponse d'orientation. La zone tampon entre le système oculo-cervical
d'orientation et le système podal de régulation est la zone lombo-pelvienne
La sensibilité musculaire est à la base de la conscience de nos
actions et participe au sens du mouvement ; Autres fonctions du Système
postural d'aplomb En plus du maintien de la verticalité, le système
postural assure le redressement en cas de déséquilibre, il gère
l'équilibre dans le mouvement, il s'oppose et rétablit l'équilibre
en cas de forces externes de déstabilisation. Le système
postural lors des phases statiques ajuste la posture en contrôlant les minioscillations
du corps, prépare les muscles à l'action. Lors des phases dynamiques
il utilise les schémas préprogrammés, assiste les mouvements
fins, anticipe et guide les mouvements. En statique les informations
provenant du capteur podal sont prépondérantes. En dynamique
la contrainte supplémentaire imposée au système est que notre
environnement doit être toujours perçu de façon stable et
orienté dans l'espace. Ce sont les informations provenant du vestibule,
de l'oeil et de la colonne cervicale qui sont prépondérantes.
L'orientation posturale La verticale subjective : c'est une
construction multisensorielle La perception des forces qu'elles soient gravitaires,
inertielles, frictionnelles met toujours en jeu un fonctionnement multimodalitaire.
- Verticale vestibulaire : fil a plomb gravitaire ( système sensible
à des forces en dessous de 1/10 000g) Berthoz- Ohlman- Luyat - Verticale
visuelle - VV : dans l'obscurité totale on demande d'ajuster verticalement
une baguette. - Verticale idiotropique : perception innée de
l'axe corporel - Gravicepteurs viscéraux ( rein - système vasculaire
) Ferrier Mittelstaed - Verticale posturale : patient sur un support
mobile on lui demande comment il se sent vertical, en roulis ou en tangage pour
les conditions expérimentales - Verticale haptique : dans l'obscurité
totale on demande d'ajuster verticalement une baguette. - Verticale comportementale
: si comme le souligne Berthoz, il y a indivision entre perception et action,
le maintien actif d'une posture érigée fournirait en lui-même
l'information pertinente sur la verticale Deux conceptions qui se rejoignent
pour BERTHOZ: - le percept de verticale subjective est le résultat
d'une addition vectorielle de toutes les verticales des systèmes sensoriels
: concept centripète - plusieurs structures cérébrales
organisées élaborent un modèle interne de l'axe du corps
ou de la verticale corporelle " schéma corporel " qui est modulé
suivant la configuration des capteurs : concept centrifuge Il n'y a pas d'unique
référentiel égocentré mais de multiples représentations
du corps, intégrées dans un schéma corporel ;Il semblerait
que l'espace ne soit pas explicitement représenté dans le cerveau
même s'il est consciemment perçu comme tel. Berthoz Asymétrie
posturale ; Si la symétrie est souhaitable , l'asymétrie
est la norme: Asymétrie motrice corticale : - Liée
à la charge informative de chaque hémisphère cérébral
- Liée à l'apprentissage manuel cortical - Privilégie
une tactique orientée vers un but de spécialisation, organisation,
complexification de schémas moteurs asymétriques en rapport avec
des latéralités segmentaires : oeil - main - pied - pouce A
priori bien intégrée en terme de régulation du mouvement
et de son accompagnement postural, elle peut influencer certainement le système
postural en tant que l'activité motrice va se greffer sur la configuration
tonique de celui-ci et aussi participer à une certaine orientation asymétrique. Poids
de la latéralité manuelle Asymétrie de la posture
- Asymétrie structurelle de la posture orthostatique : dystatisme.
- Asymétrie posturale par dystonies segmentaires pures : hypertonie latéralisée
ou généralisée - Asymétrie posturale mixte : dystatique
et dystonique Le poids de l'origine posturale se mesure à la variation
spatiale de l'asymétrie de la posture orthostatique selon les modifications
et configurations d'informations données aux entrées ou capteurs
du système postural. Le syndrome de déficience posturale
:SDP ou maladie su systéme postural d'aplomb Le SDP survient
lorsque les centres de régulation ne parviennent pas à réaliser
une synthèse congruente des informations reçues par les différents
capteurs . C'est comme s'il y avait conflit d'information au niveau de l'intégration
de l'ordinateur central cérébral avec déséquilibre
de l'harmonie sensorielle physiologique. Difficile d'isoler tel ou tel capteur,
mais connaître la prédominance de tel capteur dans la genèse
du syndrôme est important pour le traitement "Le syndrome de déficience
posturale (SDP) ne se confond avec aucun des cadres nosologiques connus et reconnus,
il est caractérisé par ces symptômes et ces signes, cliniques
et stabilométriques : 1) Sensation de vertige, ou déséquilibre,
ou ébriété, debout et à la marche. Trouble de la précision
gestuelle. Signes de perturbation de la stabilité. 2) Douleurs chroniques
atteignant l'appareil locomoteur, sans chronologie, intensité, localisation
particulières, sans lien direct avec un traumatisme. 3) Asymétries
de la posture orthostatique ayant la particularité significative de pouvoir
disparaître immédiatement par la manipulation d'une ou plusieurs
entrées du système postural. 4) Disparition à terme des
signes et symptômes du syndrome par cette/ces manipulation(s). Syndromes
cliniques posturaux : - les asymétriques posturaux : algiques en
général - les syndromes instables - les syndromes cognitifs Examen
clinique postural Examiner le tonus postural en statique et en dynamique
. En statique l'asymétrie posturale va se révéler dans
le déséquilibre morphostatique. En dynamique l'asymétrie
posturale va se révéler dans les dysfonctions proprioceptives et
le test de Fukuda. 1 - Quantifier l'asymétrie posturale ; 2 -
Dépister les entrées nociceptives ;capteur oculaire - capteur podal
- capteur vestibulaire - capteur rachidien - appareil manducateur - zone lombo-pelvienne.
3 - Harmoniser l'asymétrie
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