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OSTEOPATHIE -POSTUROLOGIE-THERAPIES MANUELLES

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Ostéopathie
 

 

Textes réglementant la profession d'ostéopathe : Décret ostéo - Formation ostéo -Decret formation - Dossier ostéo - Décret DCE

Essai de validation du traitement ostéopathique dans les lombalgies :Lire

Kant : "La main est la partie visible du cerveau"

Bronowski :" La main est le tranchant de l'esprit "

Historique

L'ostéopathie se caractérise dans le domaine de la santé par une pratique à base de manipulations manuelles , soutenue par un énoncé théorique et principiel que l'on doit à Andrew Taylor STILL 1829-1917.

La pratique des manipulations existe historiquement bien avant STILL.On retrouve des preuves sur des Papyrus de 4000ans avant J.C, chez GALLIEN, HIPPOCRATE, AVICENNE. Puis A PARE décrit des techniques de réduction et au XIX siècle en Suède THURE BRANDT et STAPFER décrivent des manipulations non plus sur les os ou vertèbres mais sur les organes de l'abdomen et du petit bassin chez la femme.

L'ostéopathie en tant que discipline théorique naît avec A.T STILL durant la deuxième moitié du XIXe siècle aux Etats-Unis. Médecin déçu par la médecine de son époque, il préféra explorer la structure du corps humain et la manière de remédier à ses désordres avec ses seules mains.

A.T STILL fonde son école en 1892 et le diplôme de "Doctor of Osteopathy" est reconnu en 1897. En 1962 les diplômes de médecins conventionnels et médecins ostéopathes fusionnent.

Little John né en 1865 ( mort en 1947 ) émigré en Grande Bretagne, étudie l'ostéopathie avec Still en1898, diplômé en 1900 il.fonde un collège à chicago puis il revient en Grande Bretagne en 1913 pour fonder la BSO ( British School Ostéopathic ) en 1917.

Le registre des ostéopathes fut crée en Grande Bretagne en 1936. En 1951 deux écoles furent reconnues pour se faire enregistrer au registre et développent une certaine vision de l'ostéopathie par notamment John Werhnam et Richard Bradbury.

En France, le Docteur MOUTIN en 1913 et Le docteur LAVERAZZI en 1930 furent parmi les premiers à se réclamer de l'ostéopathie.
En 1982, la Faculté de BOBIGNY ouvre un cursus de formation en ostéopathie pour les médecins.

De 1929 à 1939, William Gardner Sutherland ostéopathe formé par STILL, découvre et développe le concept d'Ostéopathie Crânienne dans son livre "The Cranial BOWL"

En 1950 Paul GENY fonda la première école de formation en ostéopathie pour les non médecins avec T.DUMMER. Puis il émigra en Angleterre où de nombreux kinésithérapeutes se formèrent à l'ostéopathie.

En 1969 F.Peyralade et R Quiguiner fondent la SEREO, société d'Etude, de Recherche et d'Enseignement Ostéopathique.

En 1973 s'ouvre à Paris la formation en ostéopathie à temps partiel, appelée le " Collège Français d'Ostéopathie" réservé aux kinésithérapeutes sous la direction de R.Charancon, Etiopathe diplômé de l'école d'étiopathie de Genève, assisté de Régis Godefroy, Jean JOSSE et Jean Claude LEBERTRE.

Ce collège deviendra Institut William Gardner SUTHERLAND, avec André BRUNEL, Yves LIGNON et Bernard BARILLON. D'autres structures s'ouvrirent ensuite, Collège ATMAN, Andrew Taylor STILL ACADEMY....

Les kinésithérapeutes formés en Angleterre se regroupèrent dans une association AFDO: association des Ostéopathes de FRANCE.

Les kinésithérapeutes formés en FRANCE se regroupèrent dans une association la Fédération des Ostéopathes de France en 1981 qui devint L'Union Fédérale des Ostéopathes de FRANCE - UFOF - en 1987 qui existe toujours.

Les professionnels s'organisèrent en ROF : Registre des Ostéopathes de France sous l'impulsion de Robert PERONNAUD-FERRE en 1981.

En 1988 se crée la Collégiale Académique qui fédère les structures d'enseignement aux non médecins de l'ostéopathie en France.

En 1997 naît l'Académie d'Ostéopathie de France.

En 1998 Création du Conseil National Représentatif des Ostéopathes de France regroupant en son sein des représentants de l'Académie d'Ostéopathie de France, de l'AFDO, de la Collégiale Académique, du ROF, de l'UFOF. Ce Conseil National a pour mission d'examiner et de se prononcer sur tout ce qui touche à la profession : Académisme, Enseignement, Ethique et Déontologie, le Socio-Professionnel. Un règlement intérieur organise son fonctionnement

En 2002,Publication au Journal Officiel français de la Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé qui, dans son article 75 reconnaît la profession d'ostéopathe et de chiropracteur.

Champ médical de l'ostéopathie en France : 1913 Docteur Moutin - 1930 Doctuer Laverazzi - 1950 Société française d'ostéopathie.- De Sambucy - DU Bobigny 1982.-14 facultés -2 ans + 30h pratique chez un confrère

Champ kinésithérapique de l'ostéopathie en France: Paul Geni - Thomas Dummer (1950 en France puis en GB) - Benichou - Richard - COF : Josse - Godefroy - Lebertre - Brunel.

Définition - Concept - Pratique- Les manipulations

L'Ostéopathie est un concept et une pratique, qui se sont enrichis au fil des années depuis Andrew Taylor STILL,

Le Concept ostéopathique s'articule autour de quelques principes fondamentaux édictés par STIL :
- La règle de l'artère
- La structure gouverne la fonction
- Le principe d'Auto guérison
- La Notion d'interdépendance ou unité du corps.

La structure gouverne la fonction
L'ensemble neuro-myo-fascio-squelettique constitue cette structure. C'est la charpente constituée par les muscles (de façon définie ici comme tissu qui joint et qui est sans rupture), les os et leurs articulations et le système nerveux qui la commande. Elle est là pour l'action. Cette charpente commande les fonctions de l'organisme, qui représentent l'activité des différents systèmes : respiratoire, cardiaque, digestif, glandulaire, circulatoire (sanguin et lymphatique) qui constituent la machinerie d'entretien. Il y a interrelation entre la structure et les fonctions, inversement des fonctions déréglées modifient la structure. La maladie ne peut se développer si la structure est harmonieuse

L'unité du corps
Le corps humain a la faculté de retrouver son équilibre (physique, biochimique, mental...) dans le sens de l'homéostasie (c'est-à-dire la faculté pour le corps de maintenir toutes ses composantes physiologiques à des valeurs stables). "Le tout dépasse la somme des parties. Le corps et l'esprit sont unis "".
L'autoguérison
Le corps a les moyens d'autoguérison. Il détient en lui-même tous les moyens nécessaires pour éliminer ou endiguer les maladies. Il est impératif que ces moyens soient libres de fonctionner afin que l'élimination des déchets et la nutrition cellulaire puissent s'effectuer normalement.

La loi de l'artère
La libre circulation du sang (au niveau de l'artère et de la veine et celle de la lymphe) sont nécessaires pour éviter les stases et l'accumulation des toxines.

La pratique ostéopathique est une pratique manuelle constituée d'un ensemble de techniques manuelles spécifiques selon le tissu concerné ou l'objectif thérapeutique souhaité.

On peut distinguer historiquement trois branches de l'ostéopathie avec son diagnostic , ses techniques, et ses indications particulières:

1°) L'ostéopathie structurelle vertébrale périphérique :

A l'origine de l'ostéopathie Stillienne, cette partie de la médecine manuelle traite les blocages articulaires du corps humain qui sont appelés "lésions ou dysfonctions ostéopathiques". C'est la plus connue, c'est celle de la lésion vertébrale, celle de la perte de mobilité entre deux vertèbres. Elle fabrique des problèmes aigus (sciatique par exemple) ou des maladies chroniques. Les vertèbres forment le conduit protecteur de la moelle (qui est le prolongement du cerveau) et d'où partent les nerfs moteurs, sensitifs et sympathiques. Tout dérangement à la longue entraîne infiltrations, inflammations et fibroses. L'ensemble des os "déréglés", des tissus infiltrés et fibrosés atteignent les nerfs et les ganglions gênant leur nutrition et les emprisonnant dans un carcan impropre aux échanges cellulaires. Ce ralentissement biologique provoque avec le temps, l'inhibition ou au contraire l'hyperexcitation des nerfs et des ganglions (troubles sensitifs et moteurs, troubles viscéraux, circulatoires, digestifs...).

Les lésions évoluent souvent sans bruit vers la chronicité. Une perte de mobilité entraîne une compression d'un nerf, d'un ganglion, l'apport de sang diminue (loi de l'artère), la nutrition cellulaire est ralentie, les déchets stagnent et les maux chroniques apparaissent (aigreurs d'estomac, crises d'angoisse, migraines, lumbagos ...). Il existe aussi des lésions périphériques. Ces troubles de la machinerie d'entretien - dits fonctionnels - augmentent les dépenses et contribuent au déficit de la sécurité sociale, car ils font tous des migraineux, des ulcéreux, des asthmatiques, des constipés, des prétendus allergiques. Les traitements les soulagent momentanément. S'il y a une lésion ostéopathique vertébrale, les mêmes causes produiront les mêmes effets et le moindre gravillon supplémentaire (professionnel, psychologique, affectif) "facilitateur" déclenchera le processus. Ce sont les expressions, telles qu'être tendu", "à bout de nerfs" qui peuvent être les signes d'alarme, l'insignifiant déclenche l'excessif. La moindre fatigue, la moindre activité physique, le moindre désagrément convergent vers les muscles, viscères ou nerfs au niveau atteint. Souvent le processus se déclenche à distance du niveau lésé, ce qui explique que de nombreuses maladies sont appelés fonctionnelles à tort puisqu'elles ne sont pas dues à l'organe malade mais au blocage vertébral. C'est le système nerveux neurovégétatif qui est perturbé, celui de la vie de relations entre autres.

Techniques:

Pour traiter ces perturbations mécaniques, on utilise des techniques exclusivement manuelles : soit des manipulations directes, soit des mobilisations par techniques de contractions musculaires (techniques myotensives).

Par un examen clinique très complet, l'ostéopathe recherche les blocages articulaires ou lésions qui sont responsables du mauvais fonctionnement du corps. Le principe du traitement est de redonner une mobilité correcte là où elle fait défaut. Pour cela, plusieurs techniques manuelles sont utilisées : mobilisations rythmiques, ajustements articulaires brefs (avec quelquefois un petit craquement), étirements musculaires, points réflexes. Ces manipulations ne sont ni brutales ni douloureuses.

Indications:

De nombreux symptômes résultent d'un mauvais fonctionnement mécanique de la structure du corps. Certains blocages de cette mécanique, en particulier ceux de la colonne vertébrale, peuvent perturber les muscles, les nerfs et les vaisseaux sanguins en relation avec les articulations concernées. La suppression des blocages articulaires fait disparaître les symptômes.

L'ostéopathie s'adresse aux troubles fonctionnels, c'est-à-dire ceux qui ne relèvent pas de la chirurgie ou d'une maladie grave dans lesquels un tissu pourrait être gravement lésé. Elle ne s'adresse pas non plus aux infections. Il s'agit surtout de douleurs ou de perturbations qui concernent l'appareil squeletto-musculaire, ainsi que leurs retentissements sur certains organes internes. L'ostéopathie complète l'action de la médecine, mais ne s'y substitue pas. En conséquence, l'ostéopathe doit interroger le patient sur ses antécédents et l'origine de ses troubles. Il peut être amené à demander des examens complémentaires comme des radiographies ou certaines analyses. Avec ces précautions, l'ostéopathie n'est pas dangereuse, mais ne peut pas tout soigner.

2°)L'ostéopathie viscérale : Still -Weischenk - Barral - Travaux de Thure Brandt et Stapfer - Glénard - Finet Willame -

Cette branche de l'ostéopathie concerne les organes internes ou viscères (foie, estomac, intestins, poumons..) et les membranes (fascias) qui enveloppent tous les muscles et viscères du corps humain. On l'appelle "ostéopathie fonctionnelle" par opposition à l'ostéopathie structurelle qui s'intéresse au squelette et aux muscles.

L'ostéopathie viscérale ou fonctionnelle a complété l'ostéopathie structurelle durant la deuxième moitié du XXe siècle grâce au travail de praticiens anglo-saxons et français comme Jean-Pierre BARRAL, Jacques Weeishenk suite aux travaux plus anciens de Thure Brandt, Stapfer et de François Glénard et plus récemment de Finet Willame. Le travail des fascias fut inauguré par SUTHERLAND et développé par certains de ses élèves comme Rollin BECKER (du Texas).

En ostéopathie, les viscères ne sont pas considérés différemment d'une articulation. THURE BRANDT et STAPFER, qui n'étaient pas ostéopathes, en ont décrit les premières manoeuvres, que les kinés connaissent bien. Cette discipline s'est surtout développée en France. La bonne fonction d'un viscère est liée à sa mobilité physiologique, à sa bonne vascularisation et à son innervation correcte. Les viscères sont suspendus aux structures osseuses et musculaires. Un jeu passif viscéral est indispensable sinon des adhérences se créent. Une mauvaise mobilité viscérale provoque un mauvais drainage veino-lymphatique, une dysfonction de l'innervation viscérale et du péristaltisme. La gravité entraîne toutes sortes de pathologies (le mouvement cardiaque se répète 100.000 fois par jour, le diaphragme 20.000 fois par jour). Tout ce système est sous la dépendance du système nerveux sympathique qui réagit particulièrement au stress, aux émotions, aux joies, aux chagrins. Chaque viscère correspond à un étage vertébral.

Les principes de base sont les mêmes que pour l'ostéopathie structurelle : la recherche d'une restriction de mobilité et sa correction manuelle. Mais ce travail est appliqué directement aux viscères et aux fascias. Ceux-ci présentent également, à l'état normal, une mobilité minime (appelée "motilité") qui peut être perturbée dans certaines situations pathologiques.

Technique :

Les manipulations fonctionnelles sont très douces. Par des tests manuels, l'ostéopathe recherche les tensions anormales des fascias et des ligaments qui "accrochent" les viscères à l'appareil squeletto-musculaire. Par de très fins mouvements indolores et non agressifs, il libère ces tissus de leurs surtensions afin de restaurer leur souplesse, ce qui amène généralement un soulagement.

Indications

Les troubles auxquels s'adresse l'ostéopathie viscérale ou fonctionnelle sont très divers, mais ne concernent pas les maladies graves ou les affections chirurgicales. On peut citer : les troubles digestifs, les gênes respiratoires, les troubles de la circulation, certains troubles gynécologiques et urinaires, les douleurs musculaires et abdominales.

Dans ce domaine, l'ostéopathe ne doit méconnaître une affection plus grave. Il doit donc, effectuer un diagnostic médical précis, ou un diagnostic d'exclusion afin de s'assurer que les symptômes présentés par le patient ne sont pas en rapport avec une maladie relevant d'un traitement médicamenteux ou chirurgical.

3°) L'ostéopathie crânienne : William Gardner Sutherland. 1873-1954. Etude en 1898 et diplôme en 1900 élève de Still. Magoun disciple de Sutherland a enseigné l'Ostéopathie crânienne en France : Denis Brooks - Quéguiner - Barillon - Enrichie des travaux de Roselyne Lalauze-Pol

L'ostéopathie cranienne est partie intégrante du concept ostéopathique et fut élaborée par William Gardner Sutherland. Il s'interessa au crâne et entreprit d'appliquer à celui-ci les principes de l'ostéopathie structurelle.

La mobilité des os du crâne

En examinant le crâne d'un squelette desséché, il eut l'idée d'y mettre des haricots secs, et de l'eau à hauteur, au bout de 24 heures, ce bloc éclata sous la pression des haricots révélant des os de forme et grosseur variables qui dévoileront des bords avec des sutures qui articulent ces os entre eux (sutures en rainures, en crêtes, en gouttière). Ces particularismes peu décrits dans la littérature médicale, ainsi que le fait que les os formés à 50% d'eau restent flexibles et résistants lui laissent penser qu'une telle flexibilité, bien que légère, doit permettre au crâne de s'adapter durant la vie à des demandes mécaniques (dentition, système myo-facial). Le crâne est de plus traversé par des cavités d'air, comme une éponge : les sinus. Les maxillaires et les mandibules ont des fonctions spéciales parmi lesquelles la distribution des pressions masticatrices à travers les os du crâne. Les pressions quand on mord sont trop grandes pour être absorbées localement.

Le mécanisme respiratoire primaire

Le moteur de la mobilité des os du crâne est appelé mécanisme respiratoire primaire. C'est W.G.SUTHERLAND, le père de l'ostéopathie crânienne, qui a découvert ce rythme au début du siècle, caractérisé par une expansion et de rétractation (flux et reflux). Ce rythme, qui est de l'ordre de 10 à 14 fréquences par minute, n'a rien à voir avec la pulsion cardiaque, respiratoire. Il est volontaire et serait dû aux mouvements inhérents du cerveau lui-même, à la fluctuation du liquide céphalo-rachidien qui est la résultante de ce mouvement du cerveau et au balancement des membranes de tension (dure-mère, tente du cervelet, etc.). Le cerveau ne ballotte pas dans sa boîte au hasard. Son mouvement intrinsèque transmis aux liquides "qui heurte les haubans, comme des voiles tendues reçoivent le vent" a pour conséquence le mouvement des os crâniens. Ce mouvement est dû à un changement rythmique des tensions au niveau des différents os du crâne, l'amplitude de ce changement de conformation des os du crâne est de l'ordre de 1/20 mm à 1 mm et entre 12 à 25 microns. Il est permis par la flexibilité de l'os, par la présence de sutures non ossifiées (les os à biseaux externes s'écartent alors que les os à biseaux internes rentrent) et non par la non-soudure de la synchrondrose sphéno-basilaire.

Mouvement inhérent crâne- sacrum

Ce mouvement se propage et peut-être ressenti à n'importe quel endroit du corps et notamment au sacrum par l'intermédiaire de la dure mère.Pour Sutherland cela palpite, fluctue, balance - cela suit le mouvement, Ce mouvement, c'est la vie.

Technique :

Elle consiste en légères pressions appliquées à certains endroits de la tête et selon un rythme particulier, de manière très douce. Le patient est allongé et ressent une détente rapide. Il arrive que l'ostéopathe applique le même type de technique au sacrum (os central du bassin situé à la base de la colonne vertébrale), ce qui permet de relâcher les ligaments de la colonne vertébrale, d'où le nom de technique crânio-sacrée (Craniosacral Therapy).

Indications:

Les lésions ostéopathiques crâniennes:. Celles-ci se manifestent par des douleurs (névralgies du tri jumeau par exemple), par des perturbations musculaires (paralysie faciale, strabisme), par des maux chroniques au niveau de la tête (maux de tête, sinusite). Elles entraînent par exemple dans le corps, via le nerf pneumogastrique (X) : nausées, modification des rythmes cardiaques, trouble de la digestion et troubles psychiques.

L'ostéopathie crânienne peut être utile pour traiter certaines douleurs de la tête, certains troubles ORL (vertiges positionnels), les conséquences d'une mauvaise dentition, les suites de traumas de la tête et du cou. Elle est particulièrement recommandée pour les bébés ayant eu une naissance difficile ayant déformé la tête. Elle intervient après la consultation du spécialiste concerné, pour compléter ou renforcer son traitement.

Les techniques crâniennes sont douces et sans danger, à condition de ne pas s'appliquer à des pathologies graves. Ainsi, elles sont interdites en cas de fracture récente, d'hémorragie ou de tumeur du cerveau. Elles n'ont pas d'action sur les maladies neurologiques (paralysies, maladie de Parkinson, épilepsie).

En conclusion de ces remarques, on peut donc définir l'ostéopathie comme une méthode de soins qui, par des actions manuelles sur le tissu ligamentaire, musculaire et nerveux ainsi que sur les structures osseuses et viscérales, a pour but de susciter l'équilibre ou de faciliter une réaction naturelle du corps susceptible de faire cesser ces dysfonctions tissulaires et des symptômes qui en découlent.


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© Faugouin 2005