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OSTEOPATHIE -POSTUROLOGIE-THERAPIES MANUELLES

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Le mode d'action des manipulations structurelles.

Une manipulation structurelle est une mobilisation d'une articulation ( au préalablement mise en position particulière) à l'aide d'un thrust : impulsion de haute vélocité et de courte amplitude. La manipulation doit être indolore tant au moment de sa réalisation qu'après sa réalisation. Il est classique dans l'enseignement de faire précéder le thrust d'une mise en tension de l'articulation que l'on veut manipuler.Les tissus qui sont mis en tension sont les muscles et les fascias .Ce concept de mise en tension demande des précisions : il s'agit de mettre l'articulation dans une position telle que l'impulsion mise en oeuvre pour réaliser le thrust doit être aussi minime que possible.Il ne faut donc pas créer une tension musculaireou fasciale que l'impulsion devra vaincre.D'une certaine façon plus il y a de mise en tension plus l'impulsion de la manipulation devra être intense car il faudra dépasser la tension . C'est ainsi que j'explique les réactions douloureuses après des manipulations que l'on considère souvent comme normales mais que je considère personnellement commme des conséquences d'une manipulation ou mal indiquée ou mal réalisée.

La non douleur est ma règle dans ce type de manipulation.

En règle générale une manipulation structurelle réussie se manifeste par un bruit ou craquement.Une manipulation réussie ne signifie pas forcément disparition des symptomes pour plusieurs raisons :

- l'articulation manipulée n'est peut être pas l'articulation responsable des symptomes

- on peut penser qu'une manipulation réussie résoudra le facteur mécanique des symptômes présents mais ne résoudra pas le facteur inflammatoire qui peut être prépondérant dasn la génèse des symptômes présents

- une manipulation réussie ne résoudra pas systématiquement la contracture musculaire assosiée à certains symptômes

Plusieurs hypothèses et mécanismes sont possibles pour expliquer le mode d'action des manipulations vertébrales :
- On peut envisager une action sur les corps vertébraux, en les mobilisant l'un par rapport à l'autre (correction de la "subluxation" des chiropraticiens) suite à l'impulsion ou thrust..
-On peut supposer une action sur le disque intervertébra, le thrust créant une variation rapide de la pression discale, pouvant provoquer un cisaillement ou une réintégration de fragments herniés du noyau discal.
-Plus surement le thrust a une action sur les apophyses articulaires postérieures vertébrales, à l'origine du bruit de craquement : écartement brusque de ces articulations provoquant un phénomène dit de cavitation ( éclatement de bulles d'azote dans l'espace dégagé par l'écart facettaire ou désincarcération d'une frange synoviale (enveloppe articulaire), peut être une désadhérence des surfaces cartilagineuses des facettes articulaires, ou une rupture de cicatrice fibreuse articulaire apparue après une poussée inflammatoire d'arthrose.
-Une action sur les muscles paravertébraux par relachement de contracture réflexe : ou par un un effet d'étirement direct du muscle et/ou par un phénomène réflexe qui interrompt le circuit court nociceptif douleur<-> spasme musculaire.
-Une action sur la douleur par un effet antalgique propre de la manipulation, indépendant de toute action mécanique vertébrale, par simple stimulation de nerfs inhibiteurs de la douleur.
-Effet placebo certain tant la croyance et l'association douleur = vertèbre déplacée est forte. La perception d'un craquement brusque est associée à la remise en place. Le personalité, la renommée et l'aura du thérapeute peuvent avoir des effets très "guérisseurs" sur la personne manipulée.

-Une action plus neurologique : le thrust et le craquement qui lui est associé permet au patient d'avoir une "perception osseuse" consciente avec dans l'instant de la manipulation un bombardements d'influx proprioceptifs conscients et inconscients au niveau de la froamtion réticulée notamment. Cette richesse d'informations sensitives instantanées agit comme un véritable stimulant energétique pour la réticulée qui fonctionne comme une recharge dynamogénique pour le cerveau et peut explique la sensation de bien être "libérateur" de la manipulation. Conception personnelle.

C'est pourquoi certains patients sont victimes d'addiction aux manipulation structurelles, qu'ils finissent par réaliser par eux mêmes pour retrouver en permanence cette sensation de soulagement ou de libération.


On peut penser que tous ces mécanismes se succèdent, se mélangent, se complètent en fonction de la lésion supposée et des symptômes :
-L'élément déclencheur initial peut être bénin et réversible (incarcération d'une frange synoviale ou subluxation osseuse lors d'un faux-mouvement ou d'une mauvaise posture prolongée), ou être plus lésionnel (fragment de noyau discal qui rompt et franchit quelques fibres de l'anneau discal externe, entorse vraie avec instabilité articulaire séquellaire).
-La douleur est vive, à cause de la richesse de l'innervation vertébrale. Une contracture réflexe se forme rapidement et maintient le dysfonctionnement en l'état.
-Les lésions ne justifiant pas l'apparition d'une inflammation importante (c'est le processus réparateur des tissus), les choses n'évoluent guère.
-La douleur anormalement forte et fréquente voire permanente, perturbe les mécanismes de régulation du système nerveux. Alors que les lésions n'empirent pas, cette douleur augmente et s'étend, par activation des anastomoses avec les neurones voisins. Le point douloureux du début se transforme en douleur régionale, qui progresse volontiers le long de la colonne ou d'un membre.
-L'immobilisation prolongée de l'étage vertébral entraîne des adhérences cartilagineuses ou des rétractions des enveloppes articulaires. La libération par le traitement manuel peut être insuffisante à ce stade. D'un dysfonctionnement on est arrivé à une situation lésionnelle: l'articulation peut être trop ou insuffisamment mobile, et créer les conditions d'apparition d'une arthrose.

Il est donc clair que les interventions des ostéopathes ou thérapeutes manuelles par des techniques à actions articulaires comme les manipulations structurelles ou des techniques à action musculaire ou energétique ou fascaile ou neurologique ou reflexe est fonction du type de lésion , de son stade d'évolution, de la personalité du patient . Les associations de techniques en fonction de l'évolution des symptômes et de la lésion sont plutot recommandée. La participation du patient est souhaitable tant son éducation permettra de traiter la récurrence.

"Toutes les techniques marchent" , les indications sont prioritaires.

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